Morpheen

Un jour, on m'a mise sous morphine... je m'suis réveillée, j'étais la Grande Prêtresse de la Loose.

22 avril 2007

Demain

chidssuzoom
chidssuzoom2
chidssuzoom3

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20 avril 2007

Révisons joyeusement

Ouais, on révise Ronsard...

revisonsronsard

Et Rousseau...

revisonsrousseau

Et... Proust.

revisonsproust

Mérimée? Quoi Mérimée? Vous êtes dégoûtant. Oni ne fait pas dans ces choses-là.

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01 février 2007

Compte-rendu de conférence sur Proust

julia_kristeva

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23 janvier 2007

Peut mieux faire.

Bon, Oni ne bosse pas assez en ce moment.
Ah, fais pas l'innocente, hein! Avoue, tu picoles avec Pradeep quand vous êtes censés commenter Albertine.
- Moi?

pradipounet

Tout bientôt, un bel homme nu à poil mec abdos naked torse humide surfeur fesses beau gosse gay bonnard pectos (je mets tous les mots-clés pour me faire de l'audience, visiblement ça marche chez Kojiro), enfin un nu masculin.

Et vous allez en voir quelques uns, parce qu'un certain khâgneux très esprit-sain-dans-un-corps-divin va passer dans mon atelier prochainement, et qu'il s'agirait que je maîtrise la morphologie masculine avant, donc ce pauvre blog (et vous avec, pauvres lecteurs) va subir mes études et croquis d'hommes nus. Je suis sûre que ça ne plaira pas du tout à Lucile.


Note: Les mots-clés ne renvoient pas à ce charmant jeune homme, que par ailleurs il nous faut baptiser. Trouvez, je vous prie, un nom de modèle au gentil khâgneux.

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19 janvier 2007

Les délices du commentaire littéraire

Jeudi matin, 8h00.
DS de spé lettres modernes.
Commentaire Littéraire du texte suivant : Paul CLAUDEL, "Le Porc", in Connaissance de l'Est.

Réjouissances.

Le Porc

Je peindrai ici l’image du Porc.
C’est une bête solide et tout d’une pièce ; sans jointure et sans cou, ça fonce en avant comme un soc. Cahotant sur ses quatre jambons trapus, c’est une trompe en marche qui quête, et toute odeur qu’il sent, y appliquant son corps de pompe, il l’ingurgite. Que s’il a trouvé le trou qu’il faut, il s’y vautre avec énormité. Ce n’est point le frétillement du canard qui entre à l’eau, ce n’est point l’allégresse sociable du chien ; c’est une jouissance profonde, solitaire, consciente, intégrale. Il renifle, il sirote, il déguste, et l’on ne sait s’il boit ou s’il mange ; tout rond, avec un petit tressaillement, il s’avance et s’enfonce au gras sein de la boue fraîche ; il grogne, il jouit jusque dans le recès de sa triperie, il cligne de l’œil. Amateur profond, bien que l’appareil toujours en action de son odorat ne laisse rien perdre, ses goûts ne vont point aux parfums passagers des fleurs ou de fruits frivoles ; en tout il cherche la nourriture : il l’aime riche, puissante, mûrie, et son instinct l’attache à ces deux choses, fondamental : la terre, l’ordure.
Gourmand, paillard ! si je vous présente ce modèle, avouez-le : quelque chose manque à votre satisfaction. Ni le corps ne se suffit à lui-même, ni la doctrine qu’il nous enseigne n’est vaine. « N’applique point à la vérité l’œil seul, mais tout cela sans réserve qui est toi-même. » Le bonheur est notre devoir et notre patrimoine. Une certaine possession, parfaite est donnée.
— Mais telle que celle qui fournit à Énée des présages, la rencontre d’une truie me paraît toujours augurale, un emblème politique. Son flanc est plus obscur que les collines qu’on voit au travers de la pluie, et quand elle se couche, donnant à boire au bataillon de marcassins qui lui marche entre les jambes, elle me paraît l’image même de ces monts que traient les grappes de villages attachés à leurs torrents, non moins massive et non moins difforme.
Je n’omets pas que le sang de cochon sert à fixer l’or.

Alors... VENGEAAAAANCE!
porc

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